Apr 27

Dés le lendemain de l’élection présidentielle, une fois François Hollande à l’Elysée, la Finance se vengera.

Et ce n’est que quand le nouveau président fera un discours “pour rassurer les marchés financiers”, et qu’il suppliera Angela Merkel de l’aider en lui promettant de ne pas toucher aux traités, que l’Allemagne interviendra.
Ecartons tout d’abord le volet politique de cette… anticipation. Je n’ai aucune arrière-pensée politique. Je ne milite pour personne, ni contre personne. Je voterai blanc. Mais c’est une réalité. Le 7 Mai, la France sera attaquée et mise à genoux.
Dans la City et dans les plus grands hedge funds américains, c’est la veillée d’armes.
On se prépare dans le calme, mais avec une détermination froide et inquiétante. Il faut dire que depuis que l’Allemagne a mis la zone euro sous tutelle, les “spéculateurs” s’ennuient. Du coup l’euro et les indices boursiers européens rebondissent. Même les dettes Italiennes et Espagnoles se placent sans problème.
Quant à la France, elle n’a presque jamais été aussi bien que depuis qu’elle a perdu son Triple A avec des taux à 10 ans inférieur à 3%. Tout cela attriste le monde de la spéculation qui cherche un angle d’attaque.
Heureusement il y a eu Le Bourget. François Hollande a fait une erreur magistrale lors de son discours. Un discours pourtant réussi qui lui permet aujourd’hui de surfer en tête sur les sondages. Pour gratter quelques points sur le
dos de Jean Luc Mélenchon, François Hollande a déclaré la guerre à la finance, sa”seule ennemie”. C’est un thème porteur depuis la crise de 2008. Les Français détestent les financiers et certains le méritent bien. Mais s’attaquer à la Finance avec un grand “F” quand on dépend des marchés financiers pour financer 1700 milliards d’euros de dettes et qu’on ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques, c’est une grave erreur. Une bonne idée pour se faire élire mais une très
mauvaise idée pour la France.
Si on en croit les sondages François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l’ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d’une simplicité enfantine. Les taux Français vont s’envoler. Les fonds spéculatifs,
unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu’à 4.5% sur les taux à 10 ans Français. L’euro sera sous pression. Sous forte pression.
Alors, me direz vous, ce n’est pas possible. L’Allemagne ne laissera jamais la France se faire attaquer. Malheureusement si. Car non seulement, par populisme, François Hollande s’est attaqué à la Finance, avec un amalgame entre les petits
épargnants et les fonds spéculatifs, entre le guichetier de la banque du quartier et le patron d’une banque de la City, mais il s’est également attaqué à Angela Merkel. Il va
« rééquilibrer » la relation entre la France et l’Allemagne, il va expliquer à l’Allemagne que nous ne sommes pas aux ordres de Berlin, il va même redemander une renégociation des traités…. : un crime de lèse majesté pour Angela Merkel.
Le 7 Mai, quand la France sera attaquée, l’Allemagne ne bronchera pas. Lors de la visite de François Hollande à Berlin, Angela Merkel promettra un sommet
européen de la dernière chance sans fixer de date. Elle le laissera affronter seul les fonds spéculatifs. Et ce n’est que quand François Hollande fera, la mort dans l’âme, un discours “pour rassurer les marchés financiers”, et quand il suppliera Angela
Merkel de l’aider en lui promettant de ne pas toucher aux traités, que l’Allemagne interviendra.
…On ne s’attaque pas à la Finance et à Angela Merkel pour gagner quelques
électeurs quand on n’a pas les moyens de ses ambitions.
…François Hollande devrait relire l’Art de la Guerre de Sun Tze et ne pas déclencher une guerre qu’il ne pourra jamais gagner.
…Le 7 Mai la France sera attaquée.
Par Marc Fiorentino, MonFinancier.com – 06/02/2012
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Apr 26

En complement de ma Lettre aux Français, voici la parabole des buveurs de bière, un aperçu de ce qui arriva si M. Hollande est élu.

Chaque jour 10 hommes se retrouvent au café pour boire ensemble de la bière. Globalement, ils dépensent 100 €. Ils décident de se répartir le montant de la dépense en fonction de leur taux d’imposition fiscale.Les 4 hommes les plus pauvres ne payent rien.
Le 5e paye 1€.
Le 6e paye 3€.
Le 7e paye 7€.
Le 8e paye 12€.
Le 9e paye 18€.
Le plus riche paye 59€.

Après quelques jours de fonctionnement, le cafetier déclare: ” Comme vous venez tous les soirs, j’ai décidé de réduire votre facture de 20%. Les bières vous couteront désormais 80€.

Afin de répercuter la ristourne le plus justement possible, les 10 hommes décident que: 
Les 5 hommes les plus pauvres ne paieront rien.
Le 6e paiera 2€ soit une réduction de 33%.
Le 7e paiera 5€, soit une réduction de 28%.
le 8e paiera 9€, soit une réduction de 25%.
le 9e paiera 14€, soit une réduction de 22%.
Le plus riche paiera 49€ à la place de 59€, soit une réduction de 16%. 

Cependant, le 6e homme déclara, en montrant le plus riche: j’économise 1€ et lui 10€.
Le 7e renchérit: pourquoi le plus riche économiserait-il 10€, quand moi je n’économise que 2?
Les 5 premiers à leur tour: nous c’est encore pire, nous ne gagnons rien.

Le soir suivant, l’homme le plus riche ne vint pas au café. Les 9 hommes burent leur bière sans lui. Au moment de payer, ils se rendirent compte qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour payer la moitié de la facture.

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Apr 25

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

J’ai quitté la France en Mars 2001 pour m’établir avec mon épouse et notre petit garçon en Angleterre, en 2007, nous avons quitté l’Angleterre pour continuer notre aventure en Nouvelle Zélande, toujours avec mon épouse mais cette fois nos deux petits garçons.
En Septembre 2011, notre famille maintenant rejointe par notre petite fille a décidé de revenir vivre en France, ce pays où il fait tellement bon vivre quand on a passé si longtemps à l’étranger.

Laissez moi tout d’abord vous donner les raisons de notre départ à l’étranger en 2001, bien sur nous avions soif d’aventure et d’inconnu, mais malheureusement c’est la recherche d’un emploi qui nous a poussée à partir aussi vite. A l’époque, j’avais de bons diplômes et un emploi tranquille en tant qu’enseignant dans une université privée, cependant, j’étais motivé pour bien plus.

Je me décidai alors à trouver un travail dans les nouvelles technologies. Il m’a été demandé, à plusieurs reprises lors d’entretiens d’embauche, 10 ans d’expérience dans des technologies ayant moins de 5 ans (j’avais également à l’époque 24 ans), les salaires proposés étaient des salaires de première embauche donc bien en dessous des compétences de beaucoup de jeunes sortis de nos très bonnes écoles.

J’ai alors décidé de monter une entreprise, les charges sociales, patronales, la paperasse et tout les impôts auxquels j’étais assujettis ont fait qu’embaucher de la main d’oeuvre était impossible et que travailler me coutait trop cher, j’ai donc tenté ma chance en Angleterre.
Lors de mon premier entretien mon interlocuteur anglais m’a vendu les mérites de sa société, m’a parlé de ce que cette société pouvait m’apporter et m’a demandé ce que je voulais apporter à cette société. Il n’a jamais été question d’âge, de bas salaire ou de quelconque discrimination mais il a toujours été question de relations, de motivation et de bien être. Le salaire qui m’a alors été proposé était 4 fois supérieur au salaire maximum que l’on m’avait proposé en France. Sans hésitation, nous sommes donc partis.

Apres quelque mois mon salaire fut quasiment doublé car j’avais beaucoup apporté à l’entreprise, les employés étaient bien rémunérés, se voyaient offrir ces fameuses stock options et tout le monde travaillait pour le bien être de l’entreprise qui elle faisait en sorte de ne jamais empiéter sur nos vies de famille. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Apres 6 ans en Angleterre, l’aventure nous appelle vers la Nouvelle Zélande, pays magnifique et relativement neuf où tout reste à faire, dans cette aventure, le coté positif de l’expérience anglaise n’a été qu’amplifié, nous avions ainsi que nos voisins de tous rangs sociaux le bonheur dans l’équilibre travail/famille/aventure.

Nous gardions bien sur toujours un oeil sur notre beau pays d’origine, très souvent à travers les caricatures des journaux étrangers montrant des Français fainéants et disant “non” à tout en faisant la grève pour on oui pour un non.

Nos amis étrangers s’étonnaient toujours de  la capacité des Français à râler, réclamer, refuser de voir la réalité en face et pousser leur pays vers l’avant, bien souvent des caricatures montraient des Français en train de retenir ou tirer le navire France vers l’arrière alors que celui ci essayait tant bien que mal de faire route vers la prospérité, la croissance et un monde meilleur.

Tous nous disaient “comment voulez vous aller de l’avant en travaillant 35 heures par semaine, en diabolisant l’entrepreneur et le patron qui sont les moteurs de la croissance et non pas les ennemis du peuple, pourquoi tant de jalousie envers la réussite d’autrui, l’admiration et le respect ne seraient ils pas plus appropriés?”
Je ne savais que leur répondre sinon que j’avais un peu honte de cette attitude et que j’attendais qu’un jour les jeunes de mon pays ouvrent les yeux et marchent vers l’avant en se concentrant sur le positif et non le négatif, en suggérant plutôt qu’en critiquant…

Une chose incroyable se produisit lorsque le Premier Ministre Neo Zélandais fit un tour d’Europe pour se rendre compte de l’impact de la crise économique qui n’avait toujours pas atteint nos contrées mais a laquelle il voulu se préparer… A son retour en Nouvelle Zélande il dit qu’il avait trouvé un modèle, un modèle qui avait résisté à cette crise malgré le manque d’industrie lourde et même de services comme ses voisins Allemands, j’étais tout ouïe devant mon poste de télévision et très curieux de découvrir d’où se modèle pouvait bien provenir. Nous étions en 2011 et ce modèle était, tenez vous bien: La France de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

J’ai cru rêver, tout ce que j’entendais en provenance de la France n’était que plaintes et contestations, pourtant je ne voyais pas la France courir à la faillite ou le chômage augmenter à grands pas, je voyais une France qui résiste et une France qui lutte pour ces voisins, car cette France avait bien compris que sans aider ces voisins elle serait engloutie malgré elle dans le tourbillon de la crise qui détruirait l’Europe. Pourquoi les Néo Zélandais avaient ils compris cela à plus de 30,000 Kms et nous Français ne voulons pas comprendre.

Par patriotisme un peu mais surtout parce que ce beau pays nous manquait, nous avons donc pris la décision de rentrer. J’ai trouvé un emploi pour monter et diriger la branche Européenne d’une société Américaine, nous nous sommes mis d’accord sur un salaire et sur un plan de croissance. Seulement voila, tout juste 2 jours après avoir complété la négociation, je reçois un email de mon futur employeur me disant qu’à salaire égal, mon embauche en France leur couterait 40% plus cher qu’en Angleterre et qu’ils retiraient donc leur offre si je ne choisissais pas d’habiter en Angleterre plutôt qu’en France; les charges patronales prohibitives sur les salaires en France empêchent réellement l’expansion en France de sociétés étrangères qui préfèrent des solutions plus économiques et moins lourdes administrativement et se rabattent donc sur le Royaume Uni, l’Irlande, les Pays Bas ou encore l’Espagne.

Apres une lourde renégociation, j’ai consenti à une grosse baisse de salaire pour avoir le privilège de vivre et de travailler en France mais surtout, ma société m’a demandé de ne pas embaucher en France mais chez nos voisins Européens.
Je comprends maintenant tous ces jeunes qui partent travailler à l’étranger, ils sont mieux accueillis, payés pour leurs aptitudes et non leur âge ou leur expérience, mais surtout de tels emplois ne sont pas souvent disponible en France. Dans ce contexte, je trouve admirable que le gouvernement actuel ait réussi à freiner les délocalisations et j’admire ces patrons qui se saignent afin d’aider leur pays en maintenant leurs opérations en France. Il est malheureux que les gens les incendient et descendent dans la rue pour protester contre ces patrons maléfiques qui ne pensent qu’a eux; tout bon patron sait que ce sont les employés qui font le succès d’une entreprise, ne leur mettons pas de bâtons dans les roues en les assommants de charges, d’impôts personnels et professionnels et arrêtons de les décrire comme des monstres: remercions les plutôt de créer des emplois, de la croissance et de l’espoir.

Arrive maintenant cette élection présidentielle à un moment ou l’Europe vit sa plus dure épreuve économique, je trouve désolant et honteux que les politiques se servent de cette crise pour critiquer et insulter l’homme et le gouvernement qui ont évités à cette crise de ruiner la France, qui ont maintenus une France aussi forte que possible, la tête hors de l’eau et surtout prête à avoir un rôle clé lorsque la crise sera passée.

Nous critiquons une équipe qui nous place en position de leader et souhaitons placer un homme à la tête de l’Etat qui non seulement ne possède aucune expérience gouvernementale, dont le seul bilan soit un bilan catastrophique pour la Corrèze et dont les propositions sont les mêmes que celles qui ont menées la Grèce, le Portugal et l’Espagne au bord de la faillite et ont obligées notre président à faire en sorte que nous nous serrions la ceinture pour aider nos voisins. Cela dépasse l’entendement!

Il est vrai que Monsieur Sarkozy avait fait des promesses en 2007, des promesses qu’il a eu la sagesse de mettre au second plan pour sauver son pays et l’Europe tout en faisant passer des reformes désagréables mais nécessaires à la survie de la France. Monsieur Sarkozy nous promettait d’être le Président du Pouvoir d’Achat, et bien regardons autours de nous et disons merci a Monsieur Sarkozy et son gouvernement d’avoir su préserver autant que possible ce pouvoir d’achat qui s’effrite si vite chez nos voisins.

Regardons le programme ou plutôt les idées de M. Hollande, certes à très court terme la plupart des Français seront contents, leur pouvoir d’achat va augmenter, mais cette augmentation ne sera pas due a un effet de croissance mais plutôt a un surendettement massif de la France qui l’entrainera, ainsi que ces voisin dans une crise économique terrible dont seule une rigueur extrême et j’en ai bien peur une montée en puissance des partis extrémistes viendra peut être à bout. Ce n’est pas seulement le score de Madame Le Pen qui m’inquiète et m’indigne mais surtout le score de plus de 30% des partis extrémistes mis bout à bout.

Des idées qui plus est, qu’il refuse de débattre avec son concurrent, le débat n’est pas un choix mais un devoir, il y a aujourd’hui tellement de sujets qui impactent notre vie que les deux candidats se doivent de prendre le temps de débattre et d’aller au fond de leur âme pour nous qui allons faire un choix capital; se dérober est une insulte a la démocratie et un mensonge a la nation.
Il faut préserver notre démocratie, nous sommes tellement privilégiés, soyons également réalistes, sans cela nos privilèges disparaitront pour de bon et pour très longtemps.

Beaucoup d’entre nous se demandent souvent quel est notre rôle sur cette terre, pourquoi sommes nous la? Personne n’aura jamais la réponse mais une des réponses apportées par notre évolution et nos civilisations est pourtant très simple: nous sommes ici dans le but et le devoir de transmettre à nos générations futures.
Cette transmission pour aller de l’avant ne doit pas être la transmission d’un état d’assistanat mais la transmission de connaissances, de valeurs, d’idées, de méthodes, de patrimoines, de richesses afin d’améliorer peu à peu nos conditions de vie et de s’adapter au monde qui grandit autour de nous.
Pourquoi voulons nous élire un homme à la tête de notre Pays qui condamne cette transmission, qui surtaxe la transmission financière et la transmission de patrimoine afin de maintenir le peuple dans un besoin d’assistanat constant? Retrouvons nos valeurs et soyons maitre du destin d’un des plus beau et plus grand pays du monde, un pays où il fait bon vivre pour tous, un pays d’accueil sur de bonnes bases, un pays modèle.

Ne voyez pas dans cette lettre une quelconque propagande Sarkozyste, mais plutôt les observations d’un homme qui a regardé cette belle France de l’extérieur, qui a vécu autre chose et est revenu en France, quelqu’un qui ne veut pas être obligé de déménager encore une fois à l’étranger au mois de Juin.

La France aujourd’hui n’a pas besoin de changement, mais de continuité dans sa résistance à la crise et dans la construction d’une Europe forte.

Ensemble, pensons à nos enfants, à notre pays, à nos voisins, grandissons et transmettons de vraies valeurs!

Patrice

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